Mon rex du Learning show : l’événement qui favorise l’expérientiel dans l’apprentissage

17 octobre 2026

Le Learning Show c’est l’événement qui décrypte les apprentissages du futur en favorisant l’expérientiel pour celles et ceux qui font évoluer la formation, pour réenchanter l’expérience d’apprendre.

J’avoue, j’avais grand hâte de participer à ce grand rassemblement de formateur·ices, ingénieur·es pédagogiques, d’enseignant·es pour faire bouillir la marmite d’idées et de pratiques. J’y suis venue pour 2 choses, m’inspirer en testant quelques expériences, et donner moi aussi 2 ateliers expérientiels.

La promesse de l’événement : L’apprentissage se fait en faisant. Et ça, ça me parle bien ! On teste, on confronte ses pratiques et on repart avec des idées concrètes à activer dès le lendemain.

Objectif : faire se rencontrer tous types d’acteurs de l’innovation pédagogique.

Le Learning Show offre plus de 120 ateliers immersifs expérientiels où durant 2 jours au Couvent des Jacobins, tous les participant·es deviennent des apprenant·es ! C’est un événement pour…

  • Favoriser la rencontre entre acteurs de l’innovation
  • Partager des pratiques efficaces et innovantes
  • Répondre aux enjeux stratégiques des organisations
  • Proposer des ateliers immersifs

🪁 Et bien oui ! Inspirant pour moi cet événement. C’est venu me nourrir dans la posture, comment améliorer ma pratique, me questionner et la requestionner. Me nourrir, non pas dans l’expertise mais bien dans la posture comme ma Certification SEVE ( Savoir Etre et Vivre Ensemble) l’année dernière qui m’a beaucoup apporté sur ce point.

A l’ouverture Yannig Raffenel dit une phrase capital dans son discours « Quel avenir sommes nous en train de leur préparer ? », dans une salle remplie de formateur·ices, d’ingénieur pédago et d’enseignant·es. Question ultra intéressante et pertinente.

Leur avenir ils le construisent par eux même en réalité. C’est plus, ce que nous leur laissons, et de quel façon nous leur transmettons nous convenablement les moyens de se le construire ? Est-ce que les formations que nous donnons à la jeunesse sont enthousiasmantes, et perdurent dans le temps car ils ont les moyens pour ?

Est-ce que les formations que nous leur donnons tiennent compte des différences, point de plus en plus important aux yeux de la GenZ ? Qui au-delà de ne pas apprécier l’uniformisation comme bon nombre de gens avant eux, la remette en question, la rejette même et le dit si les formateur·ices ne se mettent pas au pas et n’ont pas assez d’ouverture d’esprit

Est-ce qu’on construit les formations pour eux, ou avec eux ? Et, en tenant compte d’eux ? Et pour les formations d’adultes, quels moyens leur donnons nous pour changer le système ?

Quelques axes pour justement améliorer un peu ces points, grâce à quelques découvertes sur le Salon.

Mon coup de 💛 Hanaé Loison de Performation proposait

Et si on écoutait enfin ce qui reste vraiment après une formation ?

J’ai découvert les 12 leviers de la transformation avec Hanaé Loison, réfléchir à comment faire durer la formation dans le temps. Sur la base d’interviews de personnes sur site, nous sommes allées enquêter sur les raisons de la non-transformation.

Des échanges très intéressants, qui faisait écho de mon côté sur certains aspects. Notamment un point qui résonne chez moi, le fait que la formation n’est pas toujours transformée car la formation choisie n’est pas toujours utile. Elle est choisie car elle peut être aussi intéressante avant tout sans un souhait de mise en application. Ou on vient nourrir ses connaissances et répondre à son amour de l’apprentissage. En même temps, autre constat des interviews, ça peut prendre du temps à ce que les compétences acquises dans une formation soient mise en œuvre ou à capitaliser dessus.

Et le ROI dans tout ça ? Comment le compter pour parler aux capitalistes afin qu’ils voient l’intérêt de la formation, visibiliser +++ le reste autre que l’opérationnel et le technique.

Et donc on passe de ≪la formation va tout changer≫ à ≪la formation n’a servi a rien≫. Pourtant, entre ces deux affirmations, il existe une notion clé, celle du transfert et de la facon dont il est favorisé, ou pas. Comment faire en sorte que la formation serve à quelque chose ?

Un point important pour Hanaé, de comptabiliser cet aspect, et à ce jour, un champs vide important sur la transformation et la non transformation. Et il y a t-il vraiment non transformation quand on s’attache à regarder la mise en application des compétences mais pas tout le reste, le cognitif, posture, éveil de conscience sur des points, soutien de pairs, des collègues ou des managers, donner envie à d’autres de se former…

La porte est ouverte à ce que des études se fassent sur le sujet Messieurs-Mesdames !

Passionnant ! Autant je réfléchis en permanence sur les leviers de la motivation pour construire un programme, une formation. Autant je ne réfléchis pas tant à sa transformation. Parce que pour moi c’était plus de l’ordre de la responsabilité et du consentement des apprenant·es. À elles/eux de voir comment iels mettent en application, et si toutefois l’envie de mettre en application existe.

Là c’est encore autre chose, une autre approche de la formation. Il s’agit de mesurer, quantifier une formation. Mesurer ce qui compte vraiment comme dit Hanaé.

Conseil : Lire son article P74 à 78 dans le Mag RH

Contenu de l’article
Les leviers de la transformation

Ma découverte 🔎 Anne-Sophie GUITTET et Pierre Minelli d’Handiref proposaient :

Repenser l’expérience apprenant pour une pédagogie vraiment inclusive

J’ai découvert l’atelier Handiref d’Anne Sophie Guittet et Pierre Minelli, comment rendre les formations inclusives, car le sujet est un intérêt pour moi depuis quelques temps. Sujet vaste qui m’intéresse depuis un moment, sans que je sache réellement comment m’y prendre. Sauf faire des points d’amélioration par-ci par-là à mon échelle.

Trop court, car il y a tellement de handicaps différents, de besoin d’adaptations différents, de point de compréhensions et enjeux différents à comprendre, difficile d’intégrer la moitié des notions en 1h15. Mais intéressant comme atelier et comme approche.

Comme le sujet de la transformation, l’inclusion est un sujet qui ne s’arrête jamais si on veut vraiment s’en emparer. En revanche, voir visuellement comment le questionnement et les aménagements doivent être bien plus globaux m’a apporté un regard sous un autre angle.

Une solution conçue pour une singularité finit toujours par optimiser l’expérience du plus grand nombre.

En réalité je me suis rendue compte que je ne regardais pas au bon endroit, au bon niveau du système. Micro et pas assez macro.

Pierre qui me dit, quand j’évoque avec lui des aménagements à la personne que je mets en place auprès de mes apprenant·es, de ne pas réfléchir à l’apprenant·e mais au parcours. Car en soit je m’adapte tous les ans à chaque personne, alors que je pourrais réfléchir plus large. Me pencher sur tout le système plutôt que l’individu.

Intéressant ! Et je me suis rendue compte que je ne regardais pas au bon bon niveau, je regarde comment je peux aider l’apprenant·e, alors qu’il faut voir plus large, plus 360°. Ce qui permet de penser nettement plus out of the box et très en amont finalement, en même temps que l’itinéraire pédagogique. Le design universel n’est donc pas une contrainte de conformité supplémentaire, mais un levier de performance pédagogique comme le disent Pierre et Anne Sophie.

Oui. Si on y réfléchit, la télécommande est devenue légion dans pas mal d’endroits, pour la TV, la clim, fermer des volets, passer des slides… et j’en passe. Or initialement c’est un outils conçu pour des personnes avec un handicap moteur qui ne pouvaient se déplacer pour changer de chaine de TV. Aujourd’hui, un confort pour toustes.

Conseil : Lire leur article P79 à 82 dans le Mag RH

Contenu de l’article
Le jeu d’Handiref

🏃 C’est sur le terrain que ça se passe ! Mes 2 propositions d’expérimentation de former en intégrant la marche

Un retour essentiellement sur le fait que ça a inspiré✨. C’est chouette d’entendre combien ça peut conforter des idées et en inspirer des nouvelles dans la pratique d’autres.

Mes 2 expérimentations que j’ai proposées était de former un groupe tout en intégrant la marche. Plusieurs retours pour me dire que ça a inspiré des idées qui leur sont venues à même l’expérience, ça a ouvert le champ des possible à d’autres qui ne voyaient pas du tout comment la marche peut aider à garder la motivation du groupe. C’est venu conforter des idées chez les unes et en inspirer des nouvelles dans la pratique d’autres.

Trop court encore une fois car faire tenir en 1h15 ce que je fais habituellement en 4h, c’est une formule « apéritive et sport »!

D’autant que la 2eme session s’est finie brutalement, acculées par des boucliers bleus qui nous ont gazées de façon ciblée… En général c’est l’aléa météo qui nous impacte le plus sur une formation en extérieur, je n’avais pas envisagé celui là…

Un accord avec THE ROOF – ORIGINES et le Jeu de Paume Rennes pour faire des passages dans leurs locaux et tirer le fil des apprentissages. Grand merci à eux, de leur accueil et leur disponibilité.

Comme ça donne des idées, à moi aussi. Sur comment rendre la marche présente dans ses temps de formation pour diffuser ma pratique. Je me questionne sur le fait de donner une formation sur le sujet, ou des ateliers pour inspirer sur

  • La méthodo
  • Faire le lien avec théorie
  • Lâcher prise sur la posture intervenant pour en faisant de la mise en application

Venir aussi répondre à ces questionnements : En quoi elle aide à la motivation et l’engagement des apprenant·es quand on fait de la formation au long cours, surtout avec de la jeunesse notamment. Où la motivation est autant un sujet que l’apprentissage lui même.

Si le sujet t’intéresse et que tu penses qu’un atelier dessus te plairait, mets le moi en commentaire, je verrais comment imaginer ça.

Conseil : Lire mon article P90 à 94 dans le Mag RH

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Mon open badge ! Ce badge certifie et reconnaît que le ou la bénéficiaire a contribution de l’intervenant·e comme faisant partie de la programmation en ayant répondu aux critères de sélection

Ressources autres découvertes au salon

Et je suis repartie avec le livre d’ Agathe HUTIN DARTIGUELONGUE puisque son atelier était complet. Un livre outil, riche de ressources, très intéressant. Je ne l’ai pas terminé mais c’est une vraie bibliothèque avec de la mise en application concrète.

Pour ma part, j’aime ce type de livre, car il y a déjà pas mal de notions rebattue par ailleurs, c’est souvent la transposition directe qui me manque.

Conseil : Lire son article P60 à 64 dans le Mag RH

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Dico du futur de l’éducation

Des mots pour libérer les bonheurs d’apprendre

Je t’invite aussi à flâner dans un concept sympa découvert au Learning show, Le dico de l’école du futur. Transformer l’éducation collectivement, avec des nouveaux mots et des scénarios « Vous chauffer l’imaginaire avec la centaine de scénarios prospectifs » comme ils disent ! en allant explorer et proposer des nouveaux mots, ainsi que des scénarios. C’est par ici 👉https://propulseurs.com/dicoeducation/#accueil

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