Article La magie de l'événementiel épisode 3 : le réseau

Episode 3 Le réseauuuuuuuuu

7 octobre 2022

JE VEUX FAIRE TON MÉTIER QUAND JE SERAI GRAND·E

Des exemples récents sur ces derniers mois m’ont donné un peu de grain à moudre pour parler de ce super pouvoir qu’ont les personnes qui travaillent dans l’événementiel : leur réseau ! Et qui plus est, disposer d’un réseau de qualité.

En recherche d’un lieu pour un grand groupe, sur un vendredi de fin juillet, et écumant les refus à la pelle à cause des mariages qui ont raflés toutes les salles de la Terre, j’ai sorti ma carte Joker. Ma carte réseau.

J’ai donc passé un coup de fil à un prestataire que je connais qui anime des activités sur la ville que je prisais, pour lui expliquer ma situation et lui demander des conseils sur sa connaissance du territoire. J’avais besoin de son aide pour les petites astuces locales pour trouver un lieu pour 200 personnes, un après-midi cohésion et une soirée d’entreprise. Un vendredi, jour noir dans l’événementiel.

La magie de l’événementiel

C’est comme ça qu’il me dit qu’il est dans une association locale, qu’il monte un chapiteau éphémère sur l’aire naturelle de camping et qu’il ne le loue jamais à part pour les assos du coin ou les centres de loisirs, mais que là il veut bien me proposer de me le louer. Il me demande en échange d’imaginer une activité de cohésion qui ait du sens avec le site pour créer des synergies.

Et bim. Je venais de trouver un lieu insolite en mode champêtre, qui dispose d’une plage que je pouvais privatiser, dans un site naturel et préservé en échange de la création d’un jeu qui aurait du sens au vu du site.

Je venais de m’ouvrir la porte à la création d’un jeu nouveau, un lieu nouveau, une ambiance champêtre en lien avec la demande client, bref le jackpot. En 1 appel alors que je venais d’écumer plusieurs jours de refus.

Oui on le sait, dans ce métier, boire des godets et serrer des paluches fait partie du Top one des compétences. Mais ce n’est peut-être pas juste ça… si ?

Alors c’est quoi pour toi le réseau ?

Je le vois parfois quand j’échanges avec des étudiant·es que la compétence leur semble essentielle mais la façon de le faire leur semble nébuleux. Or pourtant du réseau tu en fais tous les jours ! Déjà parce qu’il y a de fortes chances que tu passes ta vie sur les réseaux sociaux 😉Mais aussi parce que tu as sûrement une vie sociale également. Et bien c’est un mix un peu des 2. Etre toujours présent·e, curieux·se de ce qui se fait, se tenir au courant de qui fait quoi… on le fait avec son entourage. « Bobby est il toujours avec Fatima ? Marin a-t-il emménagé dans son 1er appart ? Le job d’été sur la côte de Cindy  était il cool ?  Medhi a-t-il été recruté depuis le diplôme de l’école de commerce ? » #radiopotins

C’est donc la même chose pour le réseau pro. On se doit d’être informé·e d’un max d’infos d’expert·es métiers, en avoir les contacts directs et être toujours visibles d’eux.

Alors comment on fait quand on est jeune dans le métier comme toi, pour débuter quelque part et avoir un carnet d’adresse long comme le bras comme la vieille briscarde que je suis ? Je sais on dit briscard puisque c’était les soldats expérimentés de Bonaparte, mais je m’en fiche, ils n’avaient qu’à recruter des meufs à l’époque.

Pour ma part, j’ai 2 axes de réseaux

Le 1er qui est d’ailleurs un atout pour plein d’autres raisons, c’est l’implication dans l’associatif. Je consacrerais un article sur le bénévolat et ses vertus pour notre métier d’ailleurs par la suite. L’associatif permet de mieux connaître le territoire in fine. En effet, ces personnes côtoyées, si on prend le temps d’y regarder de plus près, permettent de faire du tissu social à petite échelle sur le territoire. Tu es certain·e de rencontrer du monde du coin. On peut y tisser des liens facilement et on peut vite penser aux un·es aux autres pour des coups de main ou autre.

Ça fait des années que je suis impliquée dans le culturel avec des assos en lien avec le spectacle. Et, c’est une vraie carte à jouer quand j’ai besoin de proposer des artistes ou lorsque je dois recruter sur des missions. Qui plus est, depuis 7 ans je suis aussi dans de l’associatif professionnel. Ce qui me fait grandir pour continuer de faire de l’amélioration continue, de croiser ses connaissances, de demander de l’aide quand il y a un besoin, pour bosser en entreprise élargie avec un cahier des charges remplit de spécificités…

Le 2eme c’est de participer à des nouvelles choses sans cesse. Des nouveaux lieux qui ouvrent, des festivals, des nouveaux food trucks, un lieu touristique qui montre ses coulisses… Je pars à la découverte pour régulièrement rencontrer des personnes, parler et m’inspirer. A la moindre sortie en famille ou avec les potes, on teste un nouveau lieu convivial où boire des pintes et faire du Molkky, un spectacle familial inconnu avec une super scénographie, un festival de l’agriculture paysanne, une visite guidée dans le petit musée sur la Loire et sa biodiversité… Bref, explorer le champ des possibles.

3 pistes possibles

Je viens d’une famille où 3 valeurs piliers prenaient une grande place dans notre écosystème :

  1. Chaque moment avec la famille et les amis est une fête
  2. Avoir un engagement associatif te construit
  3. Toujours valoriser son petit commerçant, fermier, artisan… pour le/la soutenir

Aujourd’hui je continue de les appliquer, d’une autre façon. C’est perpétuer un apprentissage au service de mon métier, au service de l’événementiel.

Nourrir ses relations

Enfant, chez nous, il y avait un très grand calendrier avec toutes les fêtes, invitations, spectacles… inscrits dessus, auxquels nous prenions part. Il y en avait quasiment 1 par semaine, d’où la nécessité de ce calendrier pour que ce soit visible de toute la famille. Il permettait aussi de bien voir le bon équilibre des relations. Notamment pour les fêtes entre nous dans la famille élargie ou bien avec les amis, ça permettait de savoir à quel moment il était possible de rendre la pareille.

Non seulement faire la fête, créer du lien et célébrer était important, mais il y avait un principe de réciprocité. Et c’est en ça que c’est intéressant en soit de « tenir des comptes » sur ce calendrier. Puisqu’une relation déséquilibrée dans un sens ou dans l’autre n’assure pas un réseau sain. ( File lire le livre de Jean Edouard Grésy sur le don/contre don si tu ne l’as pas lu ). Nous prenions un grand plaisir à participer à ces rituels, en toute sincérité.

Appliqué au métier de l’événementiel

C’est judicieux de faire du réseau de façon sincère, avec des prestataires/fournisseurs/client·es… avec qui on a envie de travailler, que l’on a envie de recommander et à qui on rendra la pareille tôt ou tard. En faisant, ça on nourrit et solidifie la relation.  Car on met en place un système qui va au-delà du réseau, c’est un système de confiance. C’est-à-dire que l’on met en place un système de réciprocité ou les 2 parties décident de rendre quand elles le souhaitent et sous la forme qu’elles souhaitent. Rien n’est contraint et forcé.

Nourrir son besoin d’utilité

Alors c’est encore un principe de réciprocité car malgré tout, l’associatif c’est du don/contre don. Tu donnes du temps et en échange tu récoltes des rencontres, du plaisir à faire une action spécifique, nourrir ton besoin d’utilité… Chez nous faire partie d’une asso était un pré requis pour ne pas être méprisée de la famille ^^ Je plaisante, mais dans l’éducation c’était un axe d’apprentissage important aux yeux de nos parents. C’était l’occasion de choisir une asso pour laquelle on avait envie de s’investir, sportive et culturelle chez nous, mais absolument toutes les associations offrent des opportunités de réseau similaire. A part l’association des anciens combattants des tranchées de 14-18 peut être … et encore !

Et oui, parce qu’en général on choisit une association, un peu comme on choisit une école primaire : pour sa proximité. En général c’est l’association de la ville où l’on réside, ou la ville à côté. Il est rare que les adhérent·es fassent chaque semaine 35 km pour leur séance de yoga les mardi à 20h. Il est donc certain qu’au moins la moitié des adhérent·es résident à moins de 10 km. Donc faire partie d’une association, mieux encore s’investir dans son fonctionnement c’est participer au maillage d’un réseau local. Ton réseau local.

La force du bénévolat

Car lorsqu’il s’agit de se demander qui peut faire de la pub pour le prochain tournois, qui connaît du monde pour être bénévole à la billetterie de votre spectacle, qui peut aller au forum des associations pour avoir de nouveaux adhérent·es, qui connaît des entreprises qui pourraient sponsoriser les maillots du club…

Et bien dans tous ces cas de figure, tu deviens une partie prenante du réseau de l’association et de ses membres. Mais tu actives également ton réseau pour trouver des solutions à ces exemples cités. Tu es au cœur d’un tout plus grand que toi.

Tu es utile pour l’association et par la même occasion tu as peut être rencontré le/la directeur·rice du Super U près du cimetière qui a accepté de faire un encart pub dans le programme du théâtre afin de financer vos décors ;-). Ou bien l’adjoint·e aux sports de ta ville qui a accepté de faire une mise à disposition des terrains le temps d’un grand tournois.

Appliqué à nos métiers

Faire partie d’un tissu associatif contribue à l’alimentation de son carnet d’adresse, aux rencontres, et d’avoir dans son entourage des personnes sur qui compter en cas de recherche de solutions parfois.

Les circuits courts

Quand les 2 fermes de nos grands-parents ont cessé leur activité, nos parents se sont tournés vers 2 fermiers proches de chez nous pour se procurer de la viande. L’un d’eux d’ailleurs faisait du vélo avec mon père et sa fille du volley avec moi. Les différents travaux qu’il y a eu dans notre maison ont été faits uniquement par des Artisans que nos parents connaissaient personnellement. Ils étaient de la même commune que nous pour la plupart.

Enfant, la nounou que nous avions a pris un nouveau travail de façon abrupte, laissant notre mère trouver en 48h une nouvelle nounou car sinon nous étions sans aucune possibilité de garde. J’ai vu notre mère, un soir, appeler toutes les mères qu’elle connaissait des enfants qui étaient au primaire avec moi. Un grand nombre de ces mamans faisaient de la garde d’enfant. Comme pour ma recherche de lieu, elle essuyait refus sur refus. Puis l’une d’elle lui a conseillé d’appeler une maman d’une petite fille de ma classe. Elle ne la connaissait pas, mais elle lui était chaudement recommandée par cette maman nounou, qui d’ailleurs savait qu’elle recherchait une famille de plus à ce moment-là. Nous avions une nouvelle nounou et moi j’ai gagné une amie à l’école.

Les médias parlent souvent des circuits courts comme étant une des solutions d’achat pour valoriser un territoire et avancer dans une conduite éco-responsable. En réalité ça a toujours existé. On l’a oublié avec le développement fulgurant des mégalopoles qui ont éloigné les individus des uns des autres et de la bonne connaissance de ses voisin·es.

Proximité humaine

Valoriser la couturière de ton quartier en lui achetant ses créations parce qu’elle lance son activité, venir boire des coups dans le petit café du coin avec les copaines pour créer du lien avec les gérant·es, faire travailler tel·le Artisan·e ou commerçant·e parce que tu as envie de valoriser leur savoir-faire, prendre du vrac dans l’épicerie proche de ton lieu de travail parce que tu as envie de la soutenir… Tout ça participe au réseau. Il ne s’agit pas d’y aller en mode anonyme, mais bien de créer du lien avec ces personnes. Il faut être véritablement convaincu·e que l’action que l’on est en train de faire a du sens.

A l’époque où Coézi avait son siège social à Saint Etienne de Montluc, nous allions souvent dans 2 restaurants/bars pour déjeuner et également inviter nos clients. Les gérants nous ont envoyé des clients, ont parlé de nous alors que pourtant ils ne connaissaient pas la qualité de nos prestations. Nous n’avions pas non plus demandé à faire de la pub ou bien laissé des cartes de visites dans le lieu. Ils ont souhaité nous rendre la pareille, de leur plein gré, un moyen pour eux de nous remercier.

Appliqué au métier de l’événementiel

Toutes ces personnes que l’on fait travailler, si on prend le temps de faire du lien avec eux, ne serait ce parce que les Bonjour/au revoir / merci donnent beaucoup de plaisir à celles et ceux qui les reçoivent, sont souvent reconnaissants de notre fidélité. On montre que l’on croit en eux, que l’on croit aux bienfaits de la proxémie géographique, aux talents locaux. On peut avoir besoin d’eux dans un autre cas de figure, ou ils peuvent nous recommander parfois alors que l’on n’a rien demandé. Encore et toujours ce principe de réciprocité.

Et les RS dans tout ça ?

Si on parle réseau, on parle forcément réseaux sociaux. Et sur ce point, il est évident que la meilleure des plateformes reste LinkedIn. Même si bien sûr Instagram et Facebook ont leur place aussi dans la façon de faire du réseau pro. Mais LinkedIn a l’avantage de donner un grand nombre d’informations professionnelles.

La première des étapes est d’avoir un profil bien mis en valeur naturellement, mais c’est encore un autre sujet la façon de faire son « cv ». Ce qui nous intéresse c’est comment l’utiliser comme levier pour se faire du réseau. Une fois que tu as un profil bien pimpé, si tu le crées pour la première fois, le plus simple est de faire importer tes contacts. Tous ceux avec qui tu as eu des échanges et qui sont déjà dans ton carnet d’adresse mail. D’ailleurs si le profil est bien remplit, l’algorihtme va naturellement proposer des personnes de 1er cercle avec qui tu es allé·e à l’école, la fac, les assos, les jobs en commun… Naturellement être relié· avec des personnes de son école ou des actions de bénévolat est un plus pour cette raison citée précédemment.

Puis, il peut te proposer des personnes inconnues mais avec du monde en commun. De même qu’il qualifie de 2eme cercle ou 3eme cercle toutes ces connaissances « par rebond ». C’est le principe de cette phrase souvent entendue : nous sommes tous et toutes à 10 personnes de connaître Barack Obama, ou moins je ne sais plus. En gros, quelqu’un qui connait quelqu’un qui connaît quelqu’un… tu l’as ?

Appliqué au métier de l’événementiel

Ce principe de cercle est intéressant. Certaines entreprises ont valorisé ce principe de cercle/de réseau pour recruter. C’est ce que l’on appelle la cooptation. Mais même sans ça, cette année qui a été compliquée pour recruter des personnes opérationnelles tout de suite, s’appuyer sur ce principe de « rebond » est un atout. Pour Coézi, ça m’a permis de rencontrer des profils compétents avec un gain de temps considérable. D’ailleurs je te propose de faire un exercice utile justement pour cibler les personnes avec qui tu peux te lier sur LinkedIn.

Ta liste de cercles

Exercice en 3 étapes. Et il vaut le coup de se poser avec une feuille et un papier pour prendre le temps de décortiquer les cercles de son réseau. Quitte à le faire avec une boisson chaude, une bonne musique et s’octroyer 1h devant soi pour se remémorer les bon moments et bien balayer toutes les personnes de son entourage.

La première étant de cibler dans son cercle le plus proche, les personnes que l’on côtoie tous les jours ou presque. Puis au sein de ces personnes ont peut même y ajouter une dimension de proxémie ou d’importance. Quelles sont les premières personnes à laquelle tu penses, que tu ne côtoies pas tous les jours mais pourtant ont une place dans ton équilibre ? Qui a une place dans ton cœur et ta tête en somme. Sur qui tu peux compter, que tu peux appeler, demander un coup de main, un conseil, ou appeler facilement pour une bière ou un café ?

Si tu penses que tu va oublier des personnes, rien ne vaut le téléphone portable comme appui. En passant en revue sa liste de contact dans le téléphone, on est sûr•e de ne pas omettre ces personnes car elles sont forcément inscrites dans notre carnet d’adresse.

Etape 2

Dans un 2eme cercle, ce sont des personnes que tu ne côtoies pas forcément régulièrement. Ça peut même être une connaissance que tu as vu 1 fois dans l’année, mais elle a de l’importance car le feeling passe super bien, parce que c’est une chouette personne. Peut être même une personne qui un jour a donné un conseil, a été un tremplin ou une étape pour une nouvelle page de ta vie, tu l’as rencontré à un moment clé… ça peut un·e prof, un·e intervenant·e d’une conf, un·e artisan·e croisé·e une fois, un·e ancien·ne animateur·rice d’une colo, une personne qui un jour en soirée a dit des paroles qui ont résonnées pour toi…

Bref. Une dimension plus large de ton cercle. Mais finalement, des personnes qui ont permis d’avancer ou de continuer à te construire. On ne pense pas souvent à ces personnes, mais c’est intéressant de voir « le paysage » de toutes celles ci réunies qui ont pu être là à une étape de vie.

Etape 3

Enfin le 3eme cercle, ce sont des personnes dont nous ne sommes pas proches mais qui construisent pourtant notre équilibre. La boulangère chez qui tu prends le pain tous les matins, le patron du bar qui est ton QG avec les potes, le caissier de ton épicerie… Plus compliqué à trouver du lien avec ces personnes là. Mais dans le lot il peut y avoir des personnes qui peuvent être intéressantes. Notamment, si on y ajoute par exemple cette personne qui t’a loué ce super gîte, ce traiteur qui a géré l’anniversaire de ton filleul, cette personne qui vous a fait une visite de son entreprise en sortie avec l’école… des personnes qui ont du lien avec le festif, le tourisme, l’événement… de près ou de loin. J’ai d’ailleurs lu dans un article du magazine Respire que finalement ces personnes là étaient essentielles car elle nous construisent et ces personnes nous ont manqué pendant les différentes périodes de confinement.

Affectivité

La dimension émotionnelle est importante quand on fait cette liste. Car il est vrai qu’un réseau est intéressant quand on y met un peu d’affect. Parce que l’on veut être lié·e à ces personnes, parce que l’on veut garder contact avec ces personnes, on les apprécie, on les trouve sympas et chouettes. Ce sont souvent des personnes qui nous ont marquées. On garde une saveur particulière de ces rencontres.

Une fois cette liste faite, on peut la compléter au fur et à mesure car parfois ça nous rappelle des personnes supplémentaires. Mais tu peux d’ores et déjà faire tes recherches sur LinkedIn voir si ces personnes sont sur le réseau. Et vérifier également que tu possèdes des infos sur elles si tu veux les ajouter.

A mes début je tenais un carnet d’infos sur ces personnes et le contexte dans lequel nous nous étions rencontrées. Maintenant il est vrai que toutes ces infos peuvent être centralisées sur le téléphone. Le gros atout c’est que l’on peut mettre la photo de la personne dans la VCard avec son Nom, prénom naturellement. Mais aussi numéro, mail et nom d’entreprise ou bien site web. D’ailleurs sur les carnets d’adresses du téléphone il y a la fonction de date importante, pour les anniversaires. Mais on peut l’utiliser pour y mettre la date de rencontre et ajouter des infos complémentaire sur le contexte de rencontre.

Même si la personne est à son compte, en complément de LinkedIn, posséder ces infos c’est important. C’est t’assurer que tu peux les contacter si besoin. Ou les recommander. C’est le début de tes futures Bases de données de prestataires, prescripteurs, fournisseurs, ERP…

Sur LinkedIn

LA MANIP : sur le profil de la personne il suffit de cliquer sur Se connecter.

Un conseil de premier ordre toutefois dans la prise de contact. Faire juste une demande d’ajout à des personnes que l’on connaît très bien, c’est ok. On n’y met moins les formes. Et encore, si on est sympa dans la vie, pourquoi ne pas l’être aussi sur les réseaux ?

Mais avec les personnes que l’on connaît peu ou pas, tu te confrontes à une grande chance de refus si tu ne fais pas une prise de contact un tant soit peu humaine. Même si on est sur un réseau social. Tes compétence encore une fois commencent là. Pour le 2nd cercle, faire une demande d’ajout avec un mot est un grand grand (oui 2 fois oui… ) plus. Un mot sincère, qui explique la démarche, pourquoi ça a du sens pour toi d’être en lien avec cette personne. Il est possible de lui rappeler en quoi vous êtes déjà liées mais on peut aussi simplement lui dire que connaître son réseau nous intéresse, ou bien voir son actu  et celle de son réseau …

LA MANIP : C'est la suite de la demande d'ajout en somme.

En cliquant sur Se connecter, LinkedIn propose soit Ajouter une note ou Envoyer la demande. Il faut cliquer sur Ajouter une note au préalable avant d’envoyer la demande.

Il n’y a que 300 caractères, mais ça suffit amplement pour un bonjour et une accroche sympa. Quitte à proposer un temps d’échange à un autre moment ou un rdv pour se voir dans « la vraie vie ».

Donc pas de demande froide sans un bonjour, quand on ne se connaît pas. Imagine cette personne que tu connais à peine, s’assoit à côté de toi dans le tram et te demande de prendre ton 06 ou d’échanger avec toi parce qu’il ou elle sait que tu travailles dans telle entreprise …. #Dexter

La vertu de l’empathie

Je vais loin exprès mais je te donne un exemple pour clarifier mon propos. Mon profil est régulièrement vu entre 60 à 100 fois par mois car il y a en moyenne une centaine de personnes qui tape mon nom chaque semaine et donc j’ai environ une dizaine de demande d’ajout par semaine. Je ne sais pas si c’est beaucoup, ce que ça vaut et je m’en f***. Je ne souhaite pas être en lien avec la planète !

Si je ne connais pas, si la personne ne me donne pas le contexte, je ne donne pas suite. D’autant qu’il y a de plus en plus de démarchage passif agressif sur LinkedIn. Une première approche plutôt anodine pour te vendre un truc une fois la demande d’ajout faite. Autant dire que pour la paix intérieur c’est pas top.

J’ai échangé avec d’autres professionnel·les de différents secteurs, pour connaître leur point de vue à ce sujet. Nous avons en commun cette même envie d’être en lien avec ces personnes autant qu’avec ces spams qui viennent du fin fond du Congo te demander de l’argent car ils sont malades et ont besoin de toi. Donc, comme tu peux le voir, la tendresse ne se pose pas là pour des demandes non contextualisées. Il faut clairement transposer ces demandes d’ajout à la vie de tous les jours pour se mettre à la place de la personne qui reçoit cette demande venue de nulle part.

Le Plan B

Et pour les cercles éloignés si ce n’est pas judicieux d’être « amis » sur LinkedIn il y a une autre possibilité, les suivre. Suggestion d’ailleurs que je fais aux personnes qui veulent bénéficier de mon réseau, mais dont moi, je n’ai pas envie d’être en contact avec elles. Car en acceptant leur contact, j’ai donc accès à leur feed. Or je veux avoir le choix de ce que je lis et qui je suis sur mon feed. L’actualité de mon réseau est très importante pour moi. Afin de le préserver, je suggère à ces personnes de me suivre. Ainsi elle bénéficieront malgré tout de mon feed, tout en respectant mes choix de mise en relation

LA MANIP si c’est une page profil - Cliquer sur Plus puis Suivre

LA MANIP si c’est une page entreprise

Certaines personnes parfois créent une page entreprise pour leur profil (freelances, coachs, conférencier·es, micro entrepreneur·es, personnes en portage salarial.. par exemple ), celles et ceux qui ont leur nom & prénom comme nom d’entreprise :

Comment faire le ( bon ) choix

Ce qui aide bien sûr pour savoir qui vaut la peine d’être suivi·e c’est de suivre des entreprises qui te plaisent, des organismes, des événements, des prestataires avec qui tu pourraient bosser demain ou dont tu es admiratif·ve de leur service. Plus tu fais ces choix, plus tu qualifies ton feed. Donc tu y verras d’autres contacts qui peuvent finir par t’intéresser de suivre, ou des infos d’events auxquels tu veux assister… C’est de la veille en somme. C’est intéressant parce que ça nourris ta connaissance du métier. Et ça peut aussi donner des pistes pour du recrutement.

En faisant ces choix, c’est plus facile pour toi d’identifier des futurs fournisseurs, des lieux, des innovations dans le métier à recommander à sa clientèle. Ainsi que de savoir qui est à l’origine du post. Donc potentiellement des Dirigeant·es d’entreprises, DRH, Chargé·e de com… avec qui tu veux être en relation.

C’est aussi un excellent moyen d’aider l’algorithme de LinkedIn à mieux cibler ses suggestions de mises en relation, de pages à suivre ou d’offres d’emploi qu’il te propose. En bref : c’est un cercle vertueux.

Et IRL ( la vraie vie ) ?

D’une part prendre des cafés avec ces contacts est un plus. Faire de l’échange mutuel sur les métiers, se faire connaître et savoir ce qui existe passe par une rencontre dans le réel.

Par exemple, pour se constituer une base de lieux il faut prendre rdv avec eux, les visiter, prendre toutes les infos nécessaires et prévoir à l’avance un temps d’échange pour parler du métier, des demandes qui sont faites auprès de ce lieu en général, leurs besoins…Parce que c’est important de savoir ce qu’ils peuvent proposer mais aussi ce que tu peux leur apporter.

La curiosité est toujours nourrie en rencontrant régulièrement des personnes du métier.

D’ailleurs, dès la création de notre entreprise nous avons rencontré un certain nombre d’agences. Inutile de se voir comme de la concurrence, cela n’a pas de sens. Il y a de la place pour tous·tes. Et surtout nous sommes nombreux sur le marché sans vraiment tous et toutes faire le même métier. Sans compter la valeur ajoutée dont chacune des personnes dispose car ce sont des talents différents. Donc se rencontrer, se parler, faire du réseau intelligemment, bien vivre ensemble et non pas pour mieux se placer ou faire mieux que les autres.

Dignité humaine

D’autre part, Nantes est un village. Nous nous connaissons tous et toutes plus ou moins. Une réputation peut aussi se forger sur le bon relationnel que nous pouvons avoir avec d’autres prestataires.

Tu connais le dénigrement commercial ou politique ? Quand un·e candidat·e base tout son argumentaire sur les défaut de son adversaire ? Et bien c’est peu agréable à écouter. Et cela renvoie une image peu digne de la personne qui dénigre. C’est la même chose pour plein d’autres milieux. Comme le nôtre. Il y a parfois des démarches comme celles-ci. Nous avons connu d’autres agences qui refusaient que l’on se rencontre, ou qui se vend essentiellement sur la comparaison par rapport à X. Mais à voir tout le monde comme un danger, elles prennent le risque de ne pas être en lien avec plusieurs prestataires.

Et après ?

Une fois que ce socle est construit, il faut voir le réseau comme une plante qu’il va falloir nourrir régulièrement. C’est pourquoi, continuer d’aller à des événements, de voir des festivals ou des événements de toute sorte, aller voir les copaines du métier est un plus. Tes potes tu n’as pas fait connaissance une seule fois ? Depuis vous avez bavardé, pris des pots, fait des barbec’…  pour construire une relation de confiance. C’est la même chose dans le métier. Petit clin d’œil à notre Episode 2 avec les gifs 18, 33 et 35 ^^

Et la boucle est bouclée, c’est pourquoi il y a souvent confusion entre le fait d’être festivalier·e et notre métier. Ce n’est pas la même chose. Nous somme usager·es des événements pour venir faire du réseau et de la veille.

Et sur les internets, du moins sur LinkedIn, il faut nourrir son feed pour nourrir son réseau. Il ne suffit pas d’avoir simplement ajouté 500 contacts pour que demain tu puisses activer n’importe laquelle de ces personnes en cas de besoin.

Sur mon LinkedIn par exemple j’ai 851 relations. Je les connais toutes. Vraiment toutes. Et j’échange tôt ou tard avec ces personnes. Il faut réussir à être visible tout en étant sincèrement intéressé·e de ce qui se passe dans son réseau et échanger avec. D’où mon choix qualitatif de ne pas accepter toutes les demandes de contacts entrantes.

Passe à l’action si ce n’est pas déjà fait

T’as assisté à un festival, un événement, une conférence… Regarde s’il y a des personnes à retrouver sur LinkedIn pour les suivre ou les demander en contact. Ou bien regarde si les pages officielles ont publiées des choses, et dans ce cas, interagit avec ces pages là.

Mieux encore. Tu as organisé un événement, tu as été bénévole sur un festival, tu as donné de ton temps dans le pilotage d’un projet événementiel, parles-en sur LinkedIn. Ce que tu as vu, les bénéfices que tu en retires, photos prises, le ressenti, remercier les partenaires ou les personnes rencontrées…

Tu es en stage ou en alternance dans une structure qui t’offre la possibilité de prendre part à la coordination d’événements ? Parles-en régulièrement, c’est ton actualité. Ou republie la communication officielle de celle-ci. Si tu ne le fais pas maintenant en faisant des ponts avec ton « cv LinkedIn », quand le feras tu ? Sois fièr·e de tes missions et valorise les sur des posts. Mets-y ta patte, ton ADN, pour donner à voir ce que tu fais réellement dans l’entreprise en question. C’est une belle façon aussi de remercier la structure qui t’accueille, la ou les personnes qui te forment, et donc de nourrir le réseau, alimenter l’algorithme… toussa toussa. Ne pas le faire, c’est se priver d’opportunités. Et ça peut être vexant pour la structure dans laquelle tu es formé·e.

Avoir du réseau demande de l’effort permanent. Sois acteur·rice de ta carrière en y prenant du plaisir.

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